Vendredi 17 juillet 5 17 /07 /Juil 08:20

    Ce chapitre décrit les étapes de préparation d’une leçon en utilisant la démarche pédagogique par étapes. Cette démarche méthodologique a permis d’élaborer un support de cours et d’exercices  sur les des fonctions d’Excel. Toutes les fonctions mathématiques, logiques et statistiques ne sont pas utilisées, mais quelques unes qui vont servir de modèle pour l’utilisation des autres. Les fonctions utilisées sont  les suivantes : MOYENNE,  RANG, SI et NB.SI.  Ce cours est divisé en quatre leçons pour le rendre facilement assimilable par les élèves.

    Il est utilisé dans ce chapitre les exemples tirés du « Support de cours et exercices pour l’enseignement des fonctions Excel (moyenne, rang, si, nb.si) en classe de seconde » (Sahfogang et Fouda, 2009) pour illustrer les différentes étapes pédagogiques de la préparation d’une leçon.

    Ce chapitre est divisé en quatre sections :

La première section concerne la définition des objectifs pédagogiques

La deuxième section parle de la préparation du matériel

La troisième section concerne l’identification des activités d’enseignement

La quatrième section décrit les  étapes de déroulement de la leçon.


6.1 LES THEORIES UTILISEES POUR LA CONCEPTION DU COURS

6.1.1 LE BEHAVIORISME

(Bargh et Ferguson, 2000), affirment que Les béhavioristes s'intéressent particulièrement aux comportements observables des élèves et ne se préoccupent pas des processus mentaux internes qui interviennent dans l’apprentissage. L’apprentissage est considéré ici comme le résultat de l’apprentissage. Selon les behavioristes il y a apprentissage lorsque l’élève donne une réponse à un stimulus donné. Ils ne s’intéressent pas à tous les processus mentaux interne qui concourent à l’élaboration de la réponse. Watson grâce à ces travaux à d’ailleurs systématisé la doctrine du courant behavioriste par la théorie S → R (c'est-à-dire le stimulus entraîne une réponse) signifiant ainsi une réponse directe de l’organisme à un stimulus provenant de l’environnement.

6.1.2 LE COGNITIVISME

    Au contraire des béhavioristes, les cognitivistes cherchent à mettre en lumière les processus internes de l'apprentissage. Pour eux l’apprentissage est un processus interne qui implique la mémoire, le raisonnement, la réflexion, l’abstraction, la motivation et la métacognition. (Tardif, 1992), considère l’apprentissage comme étant exclusivement une science s’intéressant aux activités de traitement de l’information. Pour lui, l’esprit est une « machine », un ensemble de processus de traitement des informations selon une logique booléenne. L’élève est ainsi considéré comme un système actif de traitement des informations qui lui proviennent du monde extérieur. Ces informations sont reconnues par l’élève, emmagasiner, puis récupérer de sa mémoire lorsqu’il a besoin pour comprendre son environnement ou résoudre un problème. La théorie cognitive considère l’apprentissage comme un processus d’information durant lequel l’élève utilise plusieurs types de mémoire.

6.1.3 LE CONSTRUCTIVISME

    L’approche constructiviste reconnaît, comme l’approche cognitiviste que l’apprentissage est une activité mentale. Elle considère l’apprentissage comme un processus de construction des connaissances qui se réalise dans l’interaction entre le sujet pensant et l’environnement dans lequel il évolue. Pour construire ses connaissances, l’élève utilise les connaissances antérieures comme moyen de représentation, de calcul et de réflexion  sur sa propre action. Les connaissances anciennes jouant le rôle de processus d’assimilation des connaissances nouvelles. En effet ce que l’élève va apprendre dépend de ce qu’il sait déjà.

6.2  DEFINITION DES OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

 

    Pour définir les objectifs pédagogiques, l’enseignant doit se poser les questions suivantes :

- Qu’est-ce que les apprenants devraient acquérir pendant ce cours? Quel est l’objectif (quels sont les objectifs) d’apprentissage ?

- Qu’est ce que  les élèves doivent être  capables de produire ou faire à la suite de la leçon ?

L’enseignant doit construire son activité sur des objectifs clairs, mais il doit aussi faire connaître ceux-ci sans ambiguïté ni mystère à leurs élèves. Il doit remarquer qu’il est important de noter les objectifs pour les raisons suivantes :

-Une leçon sans objectif est aride et stérile, toutes choses qui ne peuvent conduire l’enseignant qu’a une navigation à vue.

-Le processus contraint l’enseignant à clarifier ce qu’il veut que ses apprenants accomplissent.

-  La liste d’objectifs va aider l’enseignant à sélectionner des méthodes d’enseignement, des matériels, des activités ou des tâches appropriées.

- l’enseignant doit  utiliser sa liste d’objectifs pour transmettre ses attentes aux apprenants, pour leur expliquer ce qu’on attend d’eux, car cela donne un sens à leur travail

 -La liste d’objectifs peut être utile aux collègues qui enseignent des cours et qui se basent sur les acquis du cours

    Comme exemple tiré de la leçon « la fonction moyenne », l’objectif est qu’a la fin de la leçon l’élève soit capable d’utiliser la fonction moyenne pour faire des calculs

6.3  PREPARATION DU MATERIEL

    L’enseignant doit également préparer le matériel d’enseignement ou tout autre matériel nécessaire pour la séance.

Lors de la préparation sa leçon, l’enseignant doit choisir le matériel (tableau, vidéoprojecteurs, cd Rom, clé USB, logiciel etc.) et le testé.

Il doit avoir congruence (c’est-à-dire cohérence et adéquation) entre le matériel choisi, l’objectif pédagogique fixé, le contenu (leçon), les activités d’apprentissage (ensemble des stratégies qu’on met en place pour atteindre l’objectif) et l’évaluation.

L’enseignant doit lui-même exécuté les travaux pratiques avant le déroulement de la leçon.

   Pour la leçon « la fonction moyenne » le matériel choisi est constitué des ordinateurs, les logiciels tableurs (Excel ou open office. Cals) et un vidéoprojecteur.

6.4  IDENTIFICATION DES ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT

   Les activités d’apprentissage sont des activités menées par l’élève pour acquérir les connaissances, habilités et attitudes prévues par la leçon. Les activités d’apprentissage sont nombreuses et variées. On peut citer : la lecture, les travaux pratiques, les exercices d’applications, les exercices de renforcement, les questions, les exposés devant la classe etc.

6.5  DESCRIPTION DES  ETAPES DE DEROULEMENT DE LA LECON

 

    Avant de commencer l’enseignement dans une salle de classe, on doit tenir compte des facteurs suivant :

-Le niveau scolaire d’enseignement

- L’âge moyen des élèves

- Leur stade de leur développement psychologique et affectif. Sont-ils susceptibles d’avoir déjà de l’expérience sexuelle ? (Ou de considérer d’en avoir une prochainement?) L’enseignant doit  tenir compte des spécificités du milieu socioculturel et des questions de genre.

- Le niveau préalable des apprenants : connaissances préalables, niveaux de compétences et attitudes ?

Il est important de noter qu’il ne faut pas oublier de tenir compte de la lecture, l’écriture, l’expression orale etc. L’enseignant doit également faire un pré-test pour évaluer les connaissances et les attitudes avant le début du cours. La démarche pédagogique propose six étapes.

    6.5.1 L’étape de révision

    Cette étape permet de vérifier les pré requis c'est-à-dire les connaissances que les élèves doivent avoir acquise avant d’entreprendre la leçon. La révision a un rôle motivationnel. La révision peut être fonctionnelle lorsqu’elle annonce la leçon actuel ou systémique lorsqu’elle révise la leçon antérieure. Le matériel utiliser ici est constitué des questions. Cette étape dure cinq minutes. Dans cette phase la méthode pédagogique dite interrogative est utilisée car l’enseignant fait usage des questions. Outre la vérification des pré requis l’enseignant doit s’assurer que les élèves ont les compétences suivantes :

sélectionner une cellule

fusionner plusieurs cellules

saisir dans une cellule

copier dans une cellule

supprimer le contenu d’une cellule

    a) Activité de l’enseignant

    Pendant cette étape l’enseignant pose les questions.

Voici un exemple de question que peut poser l’enseignant pour enseigner la leçon « la fonction moyenne » : 1. Donner le nom d’un logiciel tableur que vous connaissez. 2. A quoi servent les tableurs ? 

 

    b) Activité des élèves

    Les élèves répondent aux questions posées par l’enseignant.

En guise de réponse aux questions de l’enseignant les élèves vont répondre : Excel et open office.cals sont des exemples tableurs. Ils servent à faire des calculs et tracer les graphes.

 6.5.2 L’étape de la présentation et introduction de la leçon

    Pour introduire une leçon on peut utiliser l’entrée par :

La situation problème

La notion

La compétence

De ces trois manières d’introduire  la leçon, la situation problème est de loin la meilleur. En effet une situation problème est une situation d'apprentissage que l’enseignant imagine dans le but de créer un espace de réflexion et d'analyse autour d'une question à résoudre (un obstacle à franchir). À terme, cette situation doit permettre à l'élève d'enrichir ses connaissances de nouvelles représentations, donc d'apprendre. Pour certains élèves, la situation peut se révéler être une situation d'exécution. Pour d’autre, la situation peut rester un problème, l’enseignant doit alors introduire un niveau de guidance suffisant pour orienter l'élève, jusqu'à ce que la situation devienne pour lui une situation d'exécution.

  Pour réaliser une situation problème il faut faire ressortir :

  • Le contexte (l’environnement de la situation) Exemple l’environnement peut être scolaire ou familiale.
  • La fonction de la situation problème qui indique le but (besoin auquel la situation est censée répondre) pour lequel la production est réalisée.
  •  L’information ou les données à partir de laquelle l’élève va agir.
  • La tâche
  • La consigne (l’ensemble des consignes de travail données de façon explicite à l’élève).

    La présentation et introduction de la leçon dure dix minutes, en effet ce temps est suffisant pour exposer la situation problème. La méthode pédagogique utilisée à cette phase est celle dite magistrale à travers la théorie behavioriste, puisque c’est l’enseignant qui prépare et présente la situation problème. Les élèves se comporte ici comme des réceptacles. Le matériel utilisé est la situation problème.

Voici un Exemple de situation problème tiré de la  leçon « la fonction moyenne » :

Situation problème : Votre enseignant de physique qui a effectué trois séquences de physique en classe de seconde voudrait calculer rapidement la moyenne obtenue par chaque élève. Il vous présente la liste des élèves contenant les notes des élèves. Le tableau suivant représente les notes de physiques obtenues par les élèves de la classe de seconde. Aide l’enseignant à calculer les moyennes en utilisant la fonction moyenne d’un tableur. Calcule la moyenne de Jim et obtient la moyenne des autres élèves  par recopi

 


     
     
         
         
         
         
         
         
         
         
       
       


 

  Pour cet exemple de situation problème :

  • Le contexte est scolaire puisqu’il s’agit de calculer la moyenne des élèves obtenue en salle de classe.
  • La fonction de la situation problème c’est de  calculer de la moyenne.
  • Les informations sont constituées par les noms des élèves et leurs moyennes obtenues  aux trois séquences de physiques.
  • La tache consiste à calculer  la moyenne des élèves aux trois séquences de  physiques.
  • La consigne revient à calculer la moyenne des élèves en utilisant « la fonction moyenne » d’un tableur. L’élève doit d’abord calculer la moyenne de Jim et obtenir les autres moyennes par recopie.

 

 a) Activité de l’enseignant

    Pendant cette étape l’enseignant présente la situation problème pour susciter les hypothèses chez les élèves.

    b) Activité de l’élève

    Les élèves doivent écouter attentivement la présentation de la situation problème par l’enseignant

    6.5.3 L’étape d’analyse

    L’étape d’analyse a pour objectif d’analyser et de confronter les hypothèses c'est-à-dire les réponses émises par les élèves. En fonctions des activités prévues notamment l’analyse et la confrontation, la durée de cette phase est estimée à environs dix minutes. C’est la méthode active qui est utilisé à ce niveau car l’élève fait appel à son intelligence et développe des schèmes d’action mentaux pour parvenir à la réponse. Cette méthode fait appel à la théorie cognitiviste. Comme méthode pédagogique alternative à la méthode active on peut utiliser la démonstration ; c'est-à-dire l’enseignant fait et fait faire l’élève. C’est une des méthodes efficaces pour les leçons pratiques.

    a) Activité de l’enseignant

    Au cours de cette étape l’enseignant surveille le travail effectué par les élèves, les encourage, oriente leur investigation et leur assiste dans les éléments de confrontation.

    b) Activité de l’élève

    Les élèves pendant cette phase analysent les consignes de travail pour émettre les hypothèses.

   6.5.4 L’Etape de consolidation des acquis

 

    L’objectif de cette étape est de consolider les acquis. Cette étape intègre les activités d‘écriture, de lecture et de copie, ce qui permet d’estimer sa durée  à quinze minutes

a) Activité de l’enseignant

    Pendant le déroulement de cette phase l’enseignant revient sur les bonnes hypothèses et donne la trace écrite (résumé ou synthèse). Le matériel utilisé à cette étape est le texte contenant la trace écrite. La trace écrite suivante est celle de la leçon « la fonction moyenne » : La fonction moyenne

Description : la fonction statistique moyenne Permet de calculer la moyenne (arithmétique) des arguments. 

Syntaxe : MOYENNE (nombre1; nombre2;...), nombre1, nombre2, ... représentent les arguments numériques qui serviront à calculer la moyenne. Il est possible d'ajouter jusqu'à 30 arguments.
Note 1 : La moyenne tient compte des éléments correspondant à des nombres. Les éléments contenant du texte ne sont pas pris en compte dans le calcul. Les cellules vides ne sont pas prises en compte. Par contre, les cellules contenant la valeur 0 sont prises en compte dans le calcul.
Note 2 : Deux points permettent de définir une plage de caractère (B3:D3 indique la plage allant de B3 à D3)

Point virgule permet de séparer deux arguments (B3 ; D3 indique la cellule B3, la cellule D3 et donc ne tient pas compte de C3)    

 b) Activité de l’élève

    Les élèves copient la trace écrite dans leur cahier.

   6.5.5 L’étape d’évaluation

    Il s’agit de faire une évaluation formative ayant pour but de vérifier l’atteinte des objectifs. Comme il s’agit d’une leçon pratique, on doit évaluer le savoir et le savoir-faire. L’activité de cette phase est constituée d’exercices ou de questions. Ceci permet d’estimer sa durée à sept minutes.

     a) L’évaluation du savoir 

     Il s’agit ici de concevoir un exercice qui va permettre de mesurer les connaissances de l’élève. Ce type d’évaluation a une approche béhavioriste car l’élève doit être capable de restituer les faits. Par exemple on peut demander à l’élève de donner la syntaxe de la fonction MOYENNE. 

    b) L’évaluation du savoir-faire 

    Ici, on conçoit un exercice pour mesurer les compétences de l’élève. Ce type d’évaluation a une approche cognitiviste ou constructiviste car élèves réalisent une tâche sans  s’appuyer sur un modèle préalable. Par essais et erreurs, les élèves « construisent » des réponses qui leur conviennent tout en respectant le cadre général et le résultat d’apprentissage poursuivi.

  Par exemple il faut concevoir un exercice qui permet à l’élève d’utiliser la fonction moyenne pour résoudre un problème de la vie courante. Il s’agit ici d’une évaluation par questionnement. Cet exercice va permettre à l’enseignant de vérifier s’il a atteint ses objectifs. Sinon il doit réorganiser l’enseignement ou changer de méthode d’enseignement. On parle alors de rétroaction

    Pour évaluer le savoir faire en ce qui la leçon « la fonction moyenne », les élèves peuvent reprendre l’exercice précédent en tenant compte des notes 2 et 3 seulement.

    c) Activité de l’enseignant

    Donne un ou deux exercices, ou bien pose des questions.

  d) Activité de l’élève

    Les élèves résolvent l’exercice

 6.5.6 L’étape de réinvestissement

 

    Cette étape a pour objectif de réinvestir les acquis chez les élèves. Cette étape à une seule activité : la lecture de l’exercice d’intégration. Ce qui conduit à estimer la durée de cette phase à trois minutes. Le matériel utilisé est la situation d’intégration.

Voici un exercice tiré de la leçon fonction moyenne qui permet de réinvestir les acquis.

Exercice de renforcement ou de réinvestissement : Votre oncle qui instituteur voudrait pour des raisons statistiques connaître la moyenne d’âge des élèves de sa classe. Il relève sur une fiche  les données contenues dans le tableau suivant :

 

Noms

âges

Malone

11

Yeng

10

Luti

12

carole

9

barbara

13

kiyu

11

Jim

10

Tom

10

Toni

11

Rael

10

moyenne

?

 

 

 

TAF : aide ton oncle à calculer la moyenne d’âge des élèves de sa classe en utilisant la fonction moyenne d’un tableur.

   a)  Activité de l’enseignant

    L’enseignant énonce la situation d’intégration dans la vie courante

    b) Activité de l’élève

   Les élèves notent la situation d’intégration qu’ils réaliseront à la maison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par SAHFOGANG GNETCHEYO GUILLAUME
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